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FESTIVAL itinErrance
Films documentaires,  expos,  spectacles,  concerts .....


Autour des thèmes de l’exil et des migrations.
Autour de nos “errances”, celles des cinéastes et artistes présents

>> PROGRAMME

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Du 29 mai au 1er juin en région parisienne   /  Du 3 au 8 juin aux Voûtes

 




Le festival ItinErrance, pour sa troisième édition, fait comme chaque année halte aux Voûtes du 3 au 8 juin. Auparavant, nous avons voulu aller à la rencontre de nouveaux lieux et de nouvelles personnes pour une programmation hors les murs de Paris, du 29 mai au 1er juin. Ici et là, nous vous souhaitons de bonnes séances de projection et de riches échanges, nourris également par les deux expositions multimédias présentées et de nombreux spectacles (qui viendront nous rendre un peu plus) vivants : performances, ciné-concerts, concerts et contes chantés. Et que la bonne humeur, bien loin de l’endormir, exalte l’appétit de notre conscience critique !


Les Voûtes

19, rue des Frigos (Paris 13)
M° : Bibliothèque François Mitterrand
plan d'accès sur www.lesvoutes.org

Grand jardin, plusieurs salles d’expo
Bar et restauration sur place

Entrée 3 euros par jour / pass festival 10 euros

 

TELECHARGER le programme :

>> LE PROGRAMME



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Edito


Le festival ItinErrance a grandi, passant de 4 à 10 journées de rencontres, de projections, d’expositions et de débats ; il poursuit sa route en essayant de ne pas se fixer en une forme définitive. Nouvelles rencontres cette année, « hors les murs », en Seine-Saint-Denis, et dans le Val d’Oise pour une journée passée avec des lycéens autour du thème « école et migration ».  

Nouvelle programmation, nouvelles perspectives : nous avons essayé de composer un parcours qui va au-delà du seul point de vue politique, ou militant, sur les migrants. Dans cette réunion de regards qu’est un festival, un mouvement en équilibre doit être trouvé entre la diversité des approches (cinéma, photographie, performance, musique), la subjectivité des auteurs, et une cohérence dépassant le fonds des lieux communs sur l’Autre.   

Il n'existe ainsi pas une seule manière de dire les attentes, les ailleurs, les exils géographiques, économiques, les états de servitude, les absences d’êtres chers, mais aussi les idées et les voix nouvelles (qu'elles chantent la saudade ou le désir) nées de la migration. Aux antipodes du danger que constitue la monoforme, vectrice de pensée unique, les films de Frédérique Devillez, de Jonas Mekas ou de Tariq Teguia n'empruntent pas les mêmes chemins mais démontrent une même recherche du cinéaste à explorer la forme cinématographique, jusqu’à parfois « errer » en elle, comme Nicolas Rey.

Dans cette programmation, l’exil n’est donc pas seulement du côté du filmé mais aussi de celui du filmeur. Il devient alors moteur de création, produit par l'attente, l'expérimentation et le doute. Ces deux exils, des deux côtés de la caméra, se contredisent, se nourrissent et parfois se rejoignent. Qu'ils soient courts (« En France » de Benjamin Serero ou « La Femme seule » de Brahim Fritah) ou longs (« Dans les Décombres » d’Olivier Meys, « Rome plutôt que vous » de Tariq Teguia ), documentaires ou de fiction, les films portent en eux une fragilité qui les éloigne des vérités assénées : la relation aux exils qui se noue devant et derrière la caméra est pudique, intime, complexe voire incertaine, toujours dynamique. Peut-être parce que le sens, jamais imposé par le cinéaste mais à partir de son oeuvre, naît du croisement de regards.

 


ItinErrance aux Voûtes

Mardi 03 juin

Soirée d’ouverture
18h00   Vernissage
des expositions et mix par l’ingé son Jocelyn Robert (live)
19h00   Performance de Vincent Madame, Iispirée du film « Route One USA » de Robert Kramer
21h00   Ciné Concert « L’Emigrant » de Charlie Chaplin
22h00   Concert – fanfare Testament Vollstrecker


Mercredi 04 juin
14h00   Visite des exposition
s / rencontres avec les artistes
18h00   Projection “Extérieur / nuit” de Ali Gül Dönmez – en présence du réalisateur
18H30   Projection « La Vie de château » de Frédérique Devillez - en présence de la réalisatrice
21h00   Projection « Rond Point Chatila » de Maher Abi Samra
22h00   Concert « Klezmer Kaos »


Jeudi 05 juin
14h00 Visite des expositions
/ rencontres avec les artistes
17h00  Projection « Malaak et le vaste monde » de Ahlem Aussant-Leroy – en présence de la réalisatrice
18h30 Projections « Yu » de Manon Ott, et « Petits aménagements avec l'Occident » de Gregory Cohen
            – en présence des réalisateurs
20h30  Spectacle de contes haïtiens chantés par la célèbre conteuse Mimi Barthélémy, précédé du film :
            « Mimi au fil des contes » d’Elsa Rossignol et Julien Segura – en présence des réalisateurs
22h30  Performance de Vincent Madame, Iispirée du film « Route One USA » de Robert Kramer


Vendredi 06 juin

Carte Blanche à Light Cone
14h00  Visite des expositions
/ rencontres avec les artistes
17h00 Projection « Reminiscences of a Journey to Lithuania » de Jonas Mekas (Cinédoc) - projection 16 mm
19h30 Performance Mars 07- duo guitare électrique et jonglage -
19h30 Projection « Les Soviets plus l’électricité » de Nicolas Rey - projection 16mm – en présence du réalisateur
23h00  Concert expérimental « In Absentia », concert électro-acoustique
            de Strom Varx, Gilles Savoy et Jérémy Gravayat


Samedi 07 juin

14h00  
Projections « En France » de Benjamin Serero et « La Mémoire dure » de Rossella Ragazzi
            – en présence du réalisateur
16h00 Projections « Dans les décombres » d’Olivier Meys et
            « Nachbarn – Vecinos (Voisins / Neighbours) » de Rouven Rech
20h30 Projections « Saudade do Futuro » de Marie-Clémence et César Paes – en présence des réalisateurs
22h30  Concert « Trio carioca », pagode brésilienne


Dimanche 08 juin
14h00
Projections « Facteur toubab » et « Vacances au Sénégal » de François Christophe
            – en présence du réalisateur
17h00 Projections « La Femme seule » de Brahim Fritah et « Rome plutôt que vous » de Tariq Teguia
            – en présence des réalisateurs (sous réserve)
21h00  Concert de clôture « Nawal, la voix des Comores », précédé du film « Nawal » d’Emilie Omnès
            – en présence de la réalisatrice

 

 





ItinErrance hors les murs


Jeudi 29 Mai
9h00    
Projections  « En France » de Benjamin Serero et « La Mémoire dure » de Rossella Ragazzi
            au Lycée Camille Saint-Saëns de Deuil-la-barre (95) (non accessible au public)


20h15  Projection “Andalucia” de Alain Gomis  au Ciné 104 (Pantin – 93)
            suivie d’un débat en présence de Delphine Zingg, actrice principale

            En partenariat avec le Ciné 104 (104 avenue Jean Lolive – M° Eglise de Pantin - Tarif unique 3 €
      




Dimanche 1er juin
14h00
Lecture de lettres d’Amérique par la Compagnie Padbrapad
            Dans le cadre du Festival « Porte Voix », Théâtre des Frères Poussière, Aubervilliers (93)
            
            En partenariat avec  l’association « Les Frères poussière » – 6 rue des Noyers
           RER B Le Courneuve-Aubervilliers, M° Fort d’Aubervilliers
           Gratuit pour les moins de 8 ans – habitants d’Aubervilliers : 3 €
hors Aubervilliers : 5 €
      

 





Inauguration des expositions le 03 juin à 18h00.
Puis visites ouvertes du 04 au 08 juin, de 14h00 à 00h00 aux Voûtes
 



CHANTEURS DE RAIL – Création collective par Les yeux dans le monde

Production Les yeux dans le monde, Paris 2008. Avec le soutien du Programme Européen Jeunesse.

Exposition multimédias
et récit d’une rencontre par le collectif Les yeux dans le monde, ils croisent les regards documentaires (dessinateur, ingénieur du son, photographe, cinéastes) au plus près des chemins d'errance et d'exil des musiciens du métro parisien. (Jocelyn Robert, Damien Roudeau, Barbara Pellerin, Manon Ott, Grégory Cohen et Pascale Hannoyer - membres du collectif Les Yeux dans Le Monde).
 


 
GoNoGo  - exposition multimédias


Production : Paradox, Amsterdam. Avec le soutien de la Mondriaan Foundation (Amsterdam) et de l’Ambassade du Royaume des Pays Bas en France.

« Le projet GO NO GO est issu de 13 années de voyages entrepris par Ad van Denderen, photographe hollandais, le long des frontières européennes de l’espace Schengen. Vivant avec des individus qui tentaient de franchir ces frontières pour rejoindre un pays d’accueil, l’intention de van Denderen était de mettre des visages humains sur un problème médiatisé à outrance et trop rapidement réduit à une masse anonyme d’immigrés (…) Contrairement à de nombreuses images médiatiques, les photographies de van Denderen ne recherchent ni le spectaculaire ni le voyeurisme à tout prix. Une humilité, voire une pauvreté de l’acte photographique autorise un regard disponible à l’autre ainsi qu’à la réflexion critique. »  (Source La Criée – Rennes )

Photographies d’Ad Van Denderen (Agence Vu)
Britanya, film de Marjolein Boonstra
Les photographies sont accompagnées de portraits filmés, réalisés par la photographe et cinéaste Marjoleine Boonstra qui sont projetés en simultanés sur quatre écrans. « Britanya » a été filmé début 2003 à Sangatte, une ville de province dans le nord de la France prés de l’entrée du tunnel sous la manche. Tout prés se trouvait un centre d’accueil pour réfugiés qui, à la suite de controverses, a été fermé le 2 décembre 2002. Dans « Britanya » ce sont ces réfugiés errants qui ont la parole. La réalisatrice tend un miroir à ses personnages principaux et leur demande de décrire leur vie.

Site internet de l’exposition : http://www.go-no-go.nl/

 

 

 

 

 

Andalucia

Alain Gomis / 2007/ 75 min

couleur, fiction, distribué par Eurozoom

Dans son royaume coloré, Yacine est le maître du jeu. Qu'il soit animateur pour enfants ou guide touristique, il vit chaque expérience au présent. Lorsqu'il revoit Djibril, un ami d'enfance, il se retrouve confronté à lui-même, et à ses origines. Un film drôle, vivant et libre sur la quête d’identité.

Né en France d'un père sénégalais et d'une mère française, Alain Gomis entreprend des études d'histoire de l'art et une maîtrise d'études cinématographiques. Dans le cadre d'ateliers vidéo, il réalise des reportages sur les jeunes issus de l'immigration. Il tourne par la suite des courts métrages dont Tourbillons, en 1999, présenté à Clermont-Ferrand, à New York ou encore à Namur.  En 2001, Alain Gomis réalise son premier long métrage : L’Afrance.

Jeudi 29 mai à 20h15 au Ciné 104 de Pantin (93), en présence de l’actrice principale Delphine Zingg

 

 

 

L’Emigrant (« The Immigrant »)

Charlie Chaplin /1917 / 20 min

Noir et blanc, fiction, distribué par Les Grands Films Classiques

Charlot, nouvel émigrant à bord d’un paquebot à destination de l’Amérique débarque sans un sou à New York. Il y retrouve, devant un restaurant, la jeune fille qu’il avait pris sous son aile lors de la traversée…

Né à Londres en 1889, Charles Spencer Chaplin monte sur scène dès son enfance dans les comédies musicales. Acteur, réalisateur, producteur et musicien, il est avant tout, un homme du cinéma muet. Parmi ses très nombreux films, on peut citer « Le Gosse » (The Kid, 1921), « La Ruée vers l’or » (The Gold Rush, 1925), « Les Lumières de la ville » (City Lights, 1931), « Les Temps modernes » (Modern Times, 1936), « Le Dictateur » (The Great Dictator, 1939-1940). Son cinéma est un mélange de satire et  de pathétique, où se révèlent humanisme et  amour de la liberté. Il meurt le 25 décembre 1977, à Corsier-sur-Vevey, en Suisse.

 

Cette projection sera présentée en CINE CONCERT par le violoncelliste Pierre le bourgeois (qui joue également avec le chanteur Nosfell) et le mixeur Nicolas Delbart. Apparaissant souvent en trio avec un troisième compère, Bertrand Belin, sous le nom de Baleine Tronique, les deux musiciens qui nous font l’honneur de composer ce ciné concert en soirée d’ouverture ne manquent pas de cachet. Ensemble, ils nous proposerons un répertoire improvisé-travaillé oscillant entre la musique acoustique et la musique électronique mêlée de sons étranges, superposés grâce à des boucles sonores.

Mardi 03 juin à 20h30 aux Voûtes

 

 

 

La Vie de Château

Frédérique Devillez /2007 / 56 min

Couleur documentaire, Sciapode

Sélection festivals : FID de Marseille 2007, Belfort, Doc Ouest, Indie Lisboa, Etonnants voyageurs, Doc à Tunis...

Au « Petit Château », des demandeurs d’asile du monde entier comblent le temps en attendant de savoir si leur demande sera acceptée. Mais le nom du lieu invite au conte, à l’humour grinçant et peu à peu, le château se peuple d’une princesse qui crache des serpents, d’un roi magnanime, de fantômes hantant les couloirs…

Frédérique Devillez a étudié le cinéma à Bruxelles (en réalisation à l’INSAS) après avoir obtenu un diplôme en anthropologie. Elle vit actuellement à Paris.  Elle a travaillé pendant plus d’une année avec les habitants du Petit Château à une « réinvention du réel ». Une partie des images recueillies a été montée dans ses films « Lettre au Roi » puis dans « La Vie de château ».

Mercredi 04 juin à 17h00 aux Voûtes, en présence de la réalisatrice

 

 

 

Rond Point Chatila

Maher Abi Samra / 2004 / 52 min

couleur, documentaire, Les Films d’Ici, Beirut Center for Research and informations

Cinéma du Réel 2005, Festival Dok de Leipzig 2005, Festival International du film d’Amiens 2005, Prix Ulysse au 27ème Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier 2005.

Chatila : le lieu évoque les massacres et les morts. Ce film s’intéresse a ceux qui y vivent. Il montre des fragments de vie saisis dans un espace délimité : les 150 mètres de la rue principale du camp, ainsi que le premier étage de l’hôpital de Ghaza. Il y a l’attente, la cause à défendre, le retour des réfugiés et la révolution. Les personnages racontent des bribes de leur histoire dans le camp. Le film creuse dans le présent et la vie quotidienne de ces personnages. A Chatila, le temps est suspendu et ces personnages se figent dans le vide ; ils n’ont plus rien à attendre.

Né à Beyrouth en 1965, réalisateur indépendant, Maher Abi Samra travaille comme assistant réalisateur avant de signer plusieurs documentaires dont « Chronicle of Returning » (1994), « Aging on Sea Waves » (1995), « Women of Hizballah » (2000), « Being in Palestine » (2001, co-réalisateur). De 1998 à 2001, il travaille sur « Les Habitants de l'hôpital de Chatila », un projet de film documentaire avant de réaliser en 2004 « Rond-point Chatila ».

Mercredi 04 juin à 18h00 aux Voûtes

 

 

 

Yu

Manon Ott /2007 / 20 min

Noir et blanc, documentaire, Master Images et Société d’Evry (91)

Cinéma du réel 2008, FIPA - Biarritz (Jeune création), Bobines sociales, Festival international du film francophone de Vaulx-en-velin, Festival Uninvited.

Yu, une jeune fille d’origine birmane, a fui son pays en espérant se construire une vie meilleure à l’étranger. Dans une lettre, elle annonce à ses parents qu’elle compte demander l’asile en France. Attentes, incertitudes et rêves se mêlent alors entre hier et « bientôt »…


En parallèle d’une formation en sciences sociales, Manon, a suivi des cours photographie et un master en Réalisation. En 2008, elle a publié avec Grégory Cohen le livre « Birmanie, rêves sous surveillance » aux éditions Autrement. Cet ouvrage est une composition entre des photographies noir et blanc réalisées en Birmanie au cours des quatre dernières années et des témoignages recueillis auprès des résistants birmans (artistes, intellectuels, commerçants, moines ou étudiants). Actuellement, elle travaille avec Grégory Cohen sur le projet de film « Derrière les temples de l’Inde moderne » sur la question des populations déplacées par les grands barrages en Inde et sur un projet de film en Birmanie. Manon est âgée de 26 ans, travaille et réside à Paris.

Jeudi 05 juin à 18h30 aux Voûtes

 

 

 

Malaak et le vaste monde

Ahlem Aussant-Leroy / 2006 / 46 min,

couleur, documentaire, Chants de Lumière

Cinéma du Réel 2007

Malaak est Yéménite et ne sort de son pays que pour les soins qu’elle reçoit au Caire. Elle souffre du Lupus. Ces allers-retours en Egypte sont une occasion pour elle de prendre de la distance par rapport à sa famille, d’ôter son voile et d’acquérir un semblant de liberté. Malaak rêve de partir pour le Canada et se confie dans sa chambre, contre la volonté de ses parents, à Ahlem la réalisatrice du film dont elle est le personnage principal. En proie à un grand désespoir elle voudrait pouvoir franchir ces entraves et entrer dans le monde qu’elle observe de loin. Ce film est un portrait tourné en secret, où la caméra cherche a redonner sa place à cette jeune fille à chaque plan, une solitude sublimée à travers la force poétique des plans et la complicité des deux femmes.

Ahlem Aussant-Leroy a passé son enfance au Maghreb. Premier voyage au Yémen en 1998 où elle réalise un reportage sur les implications économiques et sociales du qât. En 1999, obtention d’une Maîtrise d’Histoire, et en 2001, d’un DESS de réalisation de films documentaires. Elle est opératrice de prise de vues depuis 2002, et a travaillé en 2004 au tournage, en Algérie, d’un film de René Vautier. Elle a également réalisé : « Le Soleil de la Défense », son film de fin d’études en 2001.

Jeudi 05 juin à 17h00 aux Voûtes

 

 

 

Petits aménagements avec l’Occident

Grégory Cohen / 2007 / 20 min

Couleur, documentaire, Master Images et Société d’Evry (91)

La France serait-elle devenue la nouvelle terre sacrée du bouddhisme ? Parti de Birmanie, U Kumara tente de préserver son rôle de moine bouddhiste à Paris. Bien accueilli auprès des fidèles qui voient en lui un moyen de garder des liens avec leur culture d’origine, il devient plus compliqué de se faire comprendre lorsqu’U Kumara est invité dans « les temples de l’ANPE ». Au travers du quotidien d’U Kumara, ce film interroge le dialogue - et souvent les malentendus - entre deux cultures parfois aux antipodes l’une de l’autre.
Etudes en science politique.


Grégory Cohen est photographe et cinéaste documentariste. Il a suivi des études en sciences politiques puis un Master en réalisation documentaire (« Image et société » à l’Université d’Evry), ainsi 4 ans de cours du soir en photo-reportage. Il a notamment co-réalisé avec Manon Ott « Moi, Abdul Kalam » en 2007. Il développe actuellement avec Manon Ott un projet de film « Derrière les temples de l’Inde moderne » sur la question des populations déplacées par les grands barrages en Inde et sur un projet de film en Birmanie. Gregory Cohen a 25 ans.


Jeudi 05 juin à 18h30 aux Voûtes

 

 

 

Mimi au fil des contes

Elsa Rossignol et Julien Segura / 2007 / 15 min

couleur, documentaire, autoproduction

Entretien filmé de la conteuse Mimi Barthélémy. Haïtienne vivant en France, Mimi Barthélémy conte en français des histoires issues de la tradition orale créole. Le conte, que l’adaptation écrite préserve et diffuse, ne prend véritablement sens que dans la bouche vive qui le dit, et dans le temps partagé entre la conteuse et ceux qui l’écoutent. «KRIK ! » Mimi nous invite à lui être attentif… Répondons-lui « KRAK ! », et suivons le fil de sa voix

Elsa Rossignol est plongée dans l'univers du film documentaire depuis 2003 à travers deux festivals, le Cinéma du réel à Paris et les Etats Généraux du film documentaire à Lussas. Suite à des études d'Histoire de l'Afrique (spécialisées sur l’Ethiopie) à l'université de Paris I, Elsa a mené divers projets de films documentaires. Ses derniers films sont consacrés à Haïti : « Fondwa, une communauté rurale haïtienne d’exception » (2004) en co-réalisation avec Julien Ségura, puis « Krik Krak : Mimi au fil du conte ». Comme beaucoup de gens de sa génération, Julien Segura n’est pas né très loin d’un téléviseur. Ses yeux sont cependant plus exercés aux cheminements entre les lignes, et ce sont des poètes qui l’ont poussé dehors (Blaise Cendrars, Jacques Roumain, Auxeméry, Charles Olson…). Son expérience de co-réalisation avec Elsa Rossignol, est venue enrichir son regard et confirmer un sentiment de spectateur : le documentaire est aujourd’hui une des formes majeures de prise en charge artistique du réel. Il poursuit actuellement des études universitaires (doctorat) en littérature comparée. Une démarche de cherchant, autant (si ce n’est plus) que de chercheur.


Jeudi 05 juin à 20h30 aux Voûtes

 

 

 

Reminiscences of a Journey to Lithuania

Jonas Mekas / 1950-1971 / 80 min

couleur, expérimental, distribué par Cinédoc Paris film Coop

« Cette œuvre est composée de trois parties. La première est faite de films que j'ai tournés avec ma première Bolex à notre arrivée en Amérique, surtout pendant les années 1950 à 1953. Ce sont les images de ma vie, de celle d'Adolfas, de ce à quoi nous ressemblions à l'époque ; des plans d'immigrants à Brooklyn, pique-niquant, dansant, chantant ; les rues de Williamsburg. La seconde partie a été tournée en août 1971, en Lituanie. Presque tout a été filmé à Seminiskiai, mon village natal. On y voit la vieille maison, ma mère (née en 1887), tous mes frères célébrant notre retour, les endroits que nous connaissions, la vie aux champs et autres détails insignifiants. Ce n'est pas une image de la Lituanie actuelle, ce sont les souvenirs d'une ‘Personne Déplacée’ retrouvant sa maison pour la première fois depuis vingt-cinq ans. La troisième partie débute par une parenthèse sur Elmshorn, un faubourg de Hambourg, où nous avons passé un an dans un camp de travaux forcés pendant la guerre. » (Jonas Mekas)

Jonas Mekas est né en 1922 à Semeniskiai en Lituanie. En 1949, son frère Adolfas et lui sont contraints de fuir leur pays envahi par l'Union Soviétique et ils partent pour New-York, où il deviendront les chefs de file du cinéma underground américain. Cinéphile sensible et pertinent, Jonas Mekas se met à écrire sur le cinéma dès le début des années cinquante : il fonde la revue Film Culture en 1953 et tient à partir de 1958 la chronique cinéma du Village Voice. Il est également l'un des fondateurs de la Film Maker's Cooperative, première initiative mondiale d'un regroupement de cinéastes pour la distribution indépendante et parallèle de leurs films, et de l'Anthology Film Archive, première cinémathèque du cinéma indépendant et d'avant-garde. Les films de Jonas Mekas constituent l'une des œuvres les plus révolutionnaires du cinéma. « Quoi que je fasse, que j'écrive des poèmes ou que je tourne des films, j'essaie d'être aussi documentaire, aussi factuel et réaliste que possible. Mes choix lorsque j'écris ou lorsque je filme, sont déterminés par ce que je suis. » (Jonas Mekas, dans L'Œil électrique n°28, avril 2003).

Vendredi 06 juin à 17h00 aux Voûtes

 

 

 

Les soviets plus l’électricité

Nicolas Rey / 2001 / 175 min

couleur, expérimental, distribué par Lightcone

Une traversée de la Russie en diagonale jusqu'à une ville qui dans l'univers soviétique, était synonyme de déportation : Magadan. A partir de fragments d'un journal sonore, de prises de vues documentaires et de quelques éléments de son autobiographie distillés en cours de route, le ciné-voyageur tente d'aller à la rencontre d'origines fantasmées, aux résonances historiques et politiques. « Tourner, en un long travelling d'ouest en est, (les rails sont déjà posés) ces cartouches Super-8 soviétiques qui stationnent dans mon frigo et voir les couleurs qui leur restent. Périmées, elles le sont, sinon elles ne seraient pas soviétiques ».

Nicolas Rey ne s'appelle pas ainsi en hommage au célèbre cinéaste américain (c'est lui qui avait un pseudo), il n'est même pas le fils du cinéaste expérimental français Georges Rey (inoubliable vache qui rumine), et n'a rien à voir avec les autres Nicolas Rey de la place de Paris (pour lesquels il reçoit néanmoins beaucoup de messages). Il persiste à bricoler des films depuis 1993, et passe l'essentiel de ses journées à L'Abominable, un laboratoire cinématographique d'artistes qu'il a contribué à créer à Paris en 1995. Il a réalisé « SCHUSS ! » en 2005 (un film qu’on pourrait prendre pour un documentaire un peu étrange sur les sports d’hiver et qui est soudain déclaré par son auteur avoir pour sujet l’aluminium) ; « OPERA MUNDI OU LE TEMPS DES SURVETEMENTS » en 1999 (performance en images qui ne se réduit pas à un sujet), « TERMINUS FOR YOU » en 1996 (un film sur l’ennui, les escalators, les panneaux publicitaires et le cinéma).

Vendredi 06 juin à 19h00 aux Voûtes, en présence du réalisateur

 

 

 

En France

Benjamin Serero/2007/20 min

couleur, documentaire, Dublin Film

Cinéma du Réel 2008

Huit adolescents, sérieux, malicieux, profonds dévoilent des objets devant la caméra. Ces objets contenus dans leur sac, racontent une part de leur histoire et dressent un portrait de ces jeunes émigrés, de deuxième et troisième génération en France.

Né en 1975, Benjamin Serero est diplômé du département image de la FEMIS en 2000. Depuis 2002, il consacre une partie de son temps à l’encadrement d’ateliers de réalisation documentaire mis en place avec différents partenaires et notamment le Lycée Professionnel Edmond Rostand, à Paris. Dans ce cadre il a accompagné deux projets, Je me marie, tu te maries (2005 / 25 min), documentaire sur le mariage forcé, puis En France (2007 / 20 min). Il a par ailleurs réalisé : La retraite (2003 / 52 min), documentaire lauréat de la bourse brouillon d’un rêve de la SCAM. Les cheveux blancs (2005 / 5 min), film de photos banc titrées, diffusé au salon d’art contemporain de Montrouge et au Salon jeunes créateurs de Pontault Combault. Mercredi (2007 / 20 min), film de fiction soutenu par le CNC, la Région Aquitaine, France 3 et l’ADAMI. Il y a longtemps que je t’aime, journal documentaire filmé avec un téléphone portable (2007 / 10 min). En 2005, il a également publié  Habiter là,  livre de photos autour de la banlieue, aux éditions la maison d’été.

Samedi 07 juin à 14h00 aux Voûtes, en présence du réalisateur

 

 

 

La Mémoire dure

Rossella Ragazzi / 2000 / 80 min

couleur, documentaire, Rossella Ragazzi

Prix du jury Nuoro International Film Festival 2000, Volda International Documentary Film Festival 2001

En 1998, la réalisatrice, Rossella Ragazzi, a passé neuf mois à suivre l'intégration de plusieurs enfants dans la classe d'initiation linguistique (CLIN) d'une école primaire d'application à Paris, l'école Houdon dans le 18ème arrondissement. Venant du Mali, d'Algérie, de Guinée, du Libéria, de Chine, ces enfants, âgés de 6 à 11 ans, sont arrivés en France par regroupement familial et ne parlent pas du tout français lorsqu'ils arrivent dans la classe. En neuf mois, la réalisatrice arrive à révéler, à travers le chemin parcouru par les enfants vers l'intégration, leurs difficiles histoires d'enfants déracinés brutalement.

Productrice, monteuse et cinéaste d’origine italienne, Rossella Ragazzi est actuellement maître de conférence à l’université de Tromso, Norvège en Anthropologie visuelle. Elle a déjà réalisé de nombreux films dans le cadre de ses recherches et notamment : « Luoghi della beatitudine » (Les lieux de la béatitude), « I », « L'Altro sguardo » (l’autre regard), « Il Teatro come invenzione » (le théâtre comme invention).

Samedi 07 juin à 14h00 aux Voûtes

 

 

 

 

Dans les décombres (Qian men qian)

Olivier Meys /2008 / 86 min

couleur, documentaire, Limited Adventures, Mille et Une films

Cinéma du réel 2008

La Chine, deux ans avant les Jeux Olympiques de 2008. Au centre de Pékin, pas loin de la place Tienanmen, derrière d’imposants panneaux à la gloire du progrès chinois, un immense chantier de démolition. C’est le vieux quartier ouvrier de Qianmen qui fait peau neuve. Dans les décombres, le film documentaire d’Olivier Meys est né aux côtés de ces gens qui refusent de partir, qui disent non aux expropriations et mettent en cause un pouvoir qui se joue des hommes et de leurs vies, les traitant comme autant d’éléments parasitaires dans sa grande marche en avant.

Olivier Meys est né à Bruxelles en 1974. Après des études de réalisation radio et film à l’Institut des Arts de Diffusion, il réalise des reportages radiophoniques, dont la trilogie Identité : paysan/ouvrier (Grand prix SCAM 2007). Il a réalisé en 2006 avec Liping Weng le documentaire Vies nouvelles. Il vit et travaille en Chine depuis 2005.

Samedi 07 juin à 16h00 aux Voûtes

 

 

 

Nachbarn – Vecinos (Voisins / Neighbours)

Rouven Rech / 2004 / 60 min

couleur, documentaire, producteur

Cinéma du réel 2004

« A la périphérie de Buenos Aires se construit l’ambitieux “Projet Nordelta” : une zone résidentielle immense, avec ses rivières, ses lacs et ses bois, entourée d’une haute clôture grillagée et protégée par de nombreux gardes. Bientôt, ce “quartier fermé” sécuritaire abritera 100 000 personnes. A côté de Nordelta, le quartier pauvre de Las Tunas. Certains des habitants traversent chaque jour les “check points” de Nordelta pour y travailler comme domestiques ou jardiniers chez les riches résidents. La peur et les préjugés les séparent du nouveau quartier autant que la clôture de métal. » (Rouven Rech)


Né en 1973 à Bochum, en Allemagne, Rouven Rech a étudié le cinéma à Potsdam puis à Buenos Aires avant d’intégrer la Filmakademie Baden Württemberg. « Nachbarn-Vecinos » est son film de fin d’études de cette école. Il a réalisé plusieurs courts documentaires dont « 13+15 » produit par l’Escuela International de Cine y Televisión de Cuba et sélectionné par le Festival de Canton en 2004.

Samedi 07 juin à 16h00 aux Voûtes, en présence du réalisateur

 

 

 

Saudade do Futuro

Marie Clémence et César Paes / 2001 / 94 min

Couleur, documentaire, Laterit Production

Grand Prix du Public au Rencontres Internationales de Cinéma à Paris 2000, Mention Spéciale Prix Marcorelles au Cinéma du Réel 2000
Du journaliste à la femme de ménage, du directeur de galerie d’art à l’ouvrier du bâtiment, les immigrés nordestins racontent São Paulo, l’une des cinq plus grandes villes du monde au rythme des repentes, ces rimes et joutes musicales improvisées des cantadores. Ou comment les troubadours nordestins chantent la culture urbaine du futur. « Avec ou sans complice À São Paulo, je me sens bien / Nous les paysans métis Venons du Nordeste lointain / São Paulo te coûte ta chemise / Mais on peut y rafler la mise. ».


Né en 1955 à Rio de Janeiro, Brésil César Paes réside à Paris depuis 1980. Autodidacte, il aborde le cinéma par la photographie. Marie-Clémence est née à Madagascar, elle crée «Laterit Productions» en 1988 après une maîtrise de sociologie à Nanterre et un diplôme en marketing à la Sorbonne. Ils réalisent ensemble depuis 1989 des films documentaires dont « Le Bouillon d’awara » (1996) : à travers la préparation d’un plat, ce film raconte un modèle de société métissée en Guyane Française. « Aux guerriers du silence… » en 1992 : tourné en Laponie et au Brésil, la question de l’écologie, du point de vue des peuples indigènes. « Angano… angano… Nouvelles de Madagascar » en 1989 : un périple entre le réel et l’imaginaire, un voyage à travers les contes pour découvrir Madagascar.

Samedi 07 juin à 20h30 aux Voûtes, en présence des réalisateurs

 

 

 

 

Facteur Toubab

François Christophe / 2003 /63 min

Couleur, documentaire, Mille et Une films

Facteur Toubab explore le lien qui nous unit à « l’autre », tout autant que la distance qui nous en sépare. François Christophe témoigne de son attachement à un pays d’Afrique, le Sénégal et interroge la nature des liens forts qu’il a noués là-bas au cours de ses nombreux séjours. Yelli, son ami sénégalais est travailleur clandestin en Italie. Le reste de la famille vit sans moyen au Sénégal. Le réalisateur, qui seul peut voyager librement, est au centre d’un échange de lettres filmées dont il est à la fois l’initiateur et le messager, et ce dispositif apparaît comme l’expression la plus juste de sa place et de son point de vue, car il lui permet d’expérimenter ce qui lui semble essentiel dans l’acte de filmer : relier ce qui est séparé…

Vacances au Sénégal

François Christophe / 2005 / 66 min

Couleur, documentaire, Mille et Une films

Après quatre années de clandestinité en Italie, Yelli, un ami sénégalais a été régularisé. Il va enfin pouvoir voyager librement et revoir les siens. Toute la famille l’attend avec ses besoins immenses. Mais en Europe, Yelli a entrevu la possibilité de mener une vie différente.

« Facteur Toubab » et « Vacances au Sénégal », deux films comme une histoire en deux parties où François Christophe accompagne son ami Yelly de son statut de clandestin à celui de « touriste » de retour au pays. De l'enthousiasme à la désillusion, l'auteur nous guide dans une aventure dont il fait lui-même l'expérience sans jamais renier la part de fascination qu'opère chez lui le continent africain comme un contrepoint à l'odyssée européenne de son ami sénégalais. Une forme de partage d'exotisme amer traçant avec justesse l'abîme d'incompréhension et de malentendus qui se fabrique en secret au cœur de la frontière.

Après des études de lettres, François Christophe entre à la FEMIS en 1988 en section « réalisation ». Il commence à travailler comme assistant-réalisateur sur des films d'Alain Cavalier, Camille de Casabianca, Mehdi Charef. Il réalise son premier film en 1992, intitulé « Thierry, portrait d'un absent ». Depuis, il a réalisé huit documentaires pour la télévision et travaille en parallèle comme formateur à la réalisation et à l'écriture de films documentaires, notamment pour Cinedoc à Annecy ou pour Ardèches Images à Lussas.

 Dimanche 08 juin à 14h00 aux Voûtes – en présence du réalisateur

 

 

 

La Femme seule

Brahim Fritah / 2004 / 24 min

couleur, documentaire, Les Films Sauvages

Akosse Legba, une jeune femme Togolaise a été victime d'esclavage moderne. Un luxueux appartement parisien est le théâtre des réminiscences de son passé. Dans des pièces vides sa voix raconte les conditions de sa venue en France, ses souffrances et comment un fragile processus d'affranchissement s'est lentement mis en place, grâce aux objets qui constituaient son environnement quotidien.

Brahim Fritah est né à Paris, en 1973. De double nationalité Francaise et Marocaine, il a étudié à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs (Ensad) de Paris, dans la section vidéo/photo. Il a réalisé « Chroniques d'un balayeur » (1999), « La Femme seule » (2004) et « Le Train » (2005). Entre documentaire et fiction, son oeuvre se construit à la frontière entre plusieurs pratiques artistiques.

Dimanche 08 juin à 17h00 aux Voûtes – en présence du réalisateur

 

 

 

Rome plutôt que vous

Tariq Teguia / 2007 / 120 min

couleur, fiction, distribué par Shellac

Depuis plus de 10 ans, l'Algérie vit une guerre lente, une guerre sans ligne de Front mais ayant causé plus de 100 00 morts. C'est ce désert que Zina et Kamel - deux algérois tantôts hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins - voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter.


Né en Algérie en 1966, Tariq Teguia est diplômé d’un doctorat en philosophie esthétique et d’un doctorat en arts plastiques. Il est venu au cinéma par la photographie. D’abord photographe en Algérie pour le journal Alger Républicain, il devient à Paris, assistant du photographe Krysztof Pruszkowski, il réalise depuis ses propres projets dont : « Ferrailles d’attentes », projet réalisé avec un graphiste et un musicien, mêlant vidéo et photographie, ces « Ferrailles d’attente », en référence aux fers d’acier qui bourgeonnent sur des constructions jamais terminées, se veulent comme une réponse formulée à trois, devant le chaos architectural qui ronge le pays en Algérie. Son prochain projet en développement, « Nous sommes vivants »sera, comme ceux qui précèdent, un film tourné en arabe dialectal algérois où des images argentiques côtoieront de la vidéo et des photographies.

Dimanche 08 juin à 17h00 aux Voûtes – en présence du réalisateur

 

 

 

Nawal

Emilie Omnès/ 2007 / 12 min

couleur, documentaire, Master DEMC Paris 7 (Denis Diderot)

Nawal est la première musicienne des Comores à jouer devant un public. Elle brave les interdits familiaux tout en perpétuant son héritage spirituel soufi dans son art. Quel effet a sur elle la musique ?

Emilie Omnès est né en 1983. Après une licence d’histoire des arts et une maîtrise d’Archéologie Antique à l’université de Provence, elle monte à Paris où après plusieurs stages dans des maisons de productions de films documentaires, elle intègre le Master DEMC : Le Documentaire écriture des mondes contemporains à Paris 7. Nawal est son premier film, réalisé dans le cadre de ce master. Elle coordonne également la troisième édition du festival Itinerrance.

Dimanche 08 juin à 21h00 aux Voûtes – en présence de la réalisatrice

 

 

 

 

Performance



NOUS ÉTIONS PARTIS LONGTEMPS
De Vincent Madame et Fanny Adler (création 2008)

Performance vocale et sonore de Fanny Adler et Vincent Madame, inspirée librement de Route One / USA de Robert Kramer. Cette nouvelle performance de Fanny Adler et de Vincent Madame est un jeu de construction sonore et vocal autour de l’œuvre, certainement la plus connue de Robert Kramer, «Route One / USA».
A la différence de leurs précédentes performances, s’inspirant d’œuvres littéraires («L’année dernière à Marienbad», d’Alain Robbe-Grillet, «Notre Dame des Fleurs» de Jean Genet, «La nuit juste avant les forêts» de Bernard Marie Koltès…), celle-ci s’élabore à partir d’un récit cinématographique, entre documentaire et fiction, et donne à entendre et imaginer un voyage chanté et sonore au cœur des Etats-Unis des années 80, fait de morceaux de vies, d’histoires, de traces et d’exil.

Mardi 03 juin à 19h00 et jeudi 05 juin à 22h30 aux Voûtes Durée approximative: 40 minutes

 
 
 
 
Spectacles



LECTURE DE LETTRES D’AMERIQUE
Par la Compagnie Padbrapad

Lectures de Lettres d’Amérique par la Compagnie Padbrapad et L’Association pour une Maison de la Mémoire de l’Emigration » (A.M.M.E.). Cette dernière a collecté des lettres d’Amérique écrites de 1860 et 1916 par les nouveaux arrivants à leurs familles demeurées au pays. Certaines de ces lettres ont été choisies par la Compagnie Padbrapad pour être lues ou plus justement « interprétées » en public. Tour à tour expéditeurs ou destinataires des missives, deux comédiens mettront en scène et en musique les textes de ceux qui, pour la plupart, ne parlent pas d’eux-mêmes comme d’immigrés, eux qui sont partis « faire l’Amérique » et qui, en éclaireurs, disent à leur communauté d’origine le bien-fondé de leur départ.

Dimanche 1er juin à 14h00, dans le cadre du Festival « Porte Voix » au Théâtre des Frères Poussière d’Aubervilliers (93)



CONTES HAITIENS
De Mimi Barthélémy

Les îles animales
“Tout le monde sait en Haïti que l’île de la Gonave était au début des temps, une baleine qui séjourna lontemps dans nos eaux…” Au commencement, égarées de leurs écrins, les îles de la Caraïbe étaient des perles qui flottaient sur le bleu de la mer. Ces perles, modelées par le temp, ont pris la forme, celle-ci d’un caïman, celle-la d’un crabe, d’un colibri, d’un papillon ou d’un monstre marin en colère. Les habitants de ces îles vivaient en communion avec la nature et les animaux ; ils firent de ces derniers les créateurs, les protecteurs et les symboles de leur terre. C’est ce que sont Anansi l’araignée pour la Jamaïque, Caïman pour Cuba ou Crabe pour Puerto Rico. Mimi racontera ainsi les Grandes Antilles : L’oiseau Inriri et l’île de la Tortue, L’île de la Gonave et la baleine, Les crabes chatouilleurs de l’île de Boriquen Les taureaux d’Haïti et de Saint-Domingue, Anansi l’araignée de Jamaïque, Le caïman de Cuba…

Née en Haïti (Port-au-Prince, le 3 mai 1939), Mimi Barthelemy fait ses études supérieures en France et vit ensuite à l'étranger : en Amérique Latine, à Sri Lanka et en Afrique du Nord. Ainsi commence son chemin vers le conte lié à une quête personnelle sur son identité de femme haïtienne vivant hors de son pays. Cette recherche l'amène d'une part à se rapprocher de la communauté haïtienne de France et d'autre part à entreprendre un long travail sur la voix, grâce auquel elle trouve accès à l'expression de sa mémoire.
<http://www.mimibarthelemy.com/>

Jeudi 05 juin à 20h30 aux Voûtes

 



Concerts



TESTAMENT VOLLSTRECKER
Fanfare

La fanfare Testamentvollstrecker, c'est le pari gagné, d'allier la fête et la bonne humeur qu'on connaît aux groupes de cuivres, à un projet musical loin des stéréotypes du genre. Du traditionnel mélancolique à Frank Zappa, cette fanfare originale et sympathique vous fera rire, danser, chanter, sur des airs inhabituels.

Mardi 03 juin à 22h00 aux Voûtes

 



KLEZMER KAOS
Tzigane Klezmer

Les Klezmer Kaos puisent leur inspiration dans le répertoire de musiques juives traditionnelles d'Europe centrale et de l'est. C'est un tourbillon d'émotions. Cinq  musiciens talentueux aux univers bien différents nous propulsent dans des destinations lointaines au gré de leur musique. Leur répertoire est un livre de contes et chaque morceau nous raconte une histoire dans un flot rythmé et mélodieux.
Heida Bjorg à la clarinette, Pierre Polvèche à l'accordéon, Charles Rappoport au violon, Sylvain Plommet à la contrebasse, et Laurent Lacoult à la batterie.
http://www.myspace.com/klezmerkaos <http://www.myspace.com/klezmerkaos>

Mercredi 04 juin à 22h00 aux Voûtes

 



IN ABSENTIA
Expérimental

L'agonie de la Sémillante (Anthracite) :
Concert Electroacoustique / 40'
Strom Varx : Composition et improvisation électronique (Laptop)
Gil Savoy : Prise de son, Création sonore (Laptop)

Une forme flottante s'éloigne du monde des hommes, pour se perdre au coeur d'une nuit élémentaire.
Zones maritimes et portuaires dérivant progressivement au large des côtes, se dissolvant dans l'abîme.
Les compositions d'Anthracite sont attentives à la musicalité du réel, à son rythme naturel, à ses pulsations imprévisibles et à l'étrangeté de ses textures.  Elles devellopent une matière sonore dense, à la fois bruitiste et mélodique. La structure musicale décrit un paysage, trace un espace mental sans cesse changeant, ou l'auditeur finit par deriver, au gré d'une écoute immersive.

Vendredi 06 juin à 22h30 aux Voûtes

 

 


 
TRIO CARIOCA
Pagode brésilienne

Un trio musical festif en provenance de Sao Paulo et Rio, qui puise son répertoire dans le samba et le pagode brésilien. Cavaquinho (petite guitare à 4 cordes), Percussions, Voix et Pandeiro (tambourin, dont les cymbalettes sont inversées) rythmeront une soirée qui s’annonce chaloupée !

Samedi 07 juin à 22h30 aux Voûtes

 
 

 


 
NAWAL, LA VOIX DES COMORES
Musique du monde  

Entre traditionnel et contemporain, la musique de Nawal, résolument acoustique, tisse un harmonieux dialogue des cultures indo-arabo-persane, avec les polyphonies bantous, les chants soufis, et les rythmes syncopés de l’océan Indien. Elle joue en trio avec la complicité d’Idriss Mlanao à la contrebasse et Mélissa Cara Rigoli aux percussions diverses (mbira dzavadzimu, calebasse, cymbal, maracas, oudou, etc).
Nawal chante essentiellement en comorien, quelques fois en arabe, français et anglais, accompagnée d’une guitare, d’un gambusi (sorte de luth local, hérité du Yémen) ou d’un Daf (grand tambour sur cadre de la tradition persane utilisé ensuite dans l’ensemble du Moyen Orient).
Originaire de l’archipel des Comores, Nawal auteur-compositeur-interprète est la première femme musicienne de ses îles à se produire en public. Sa voix profonde, chaude et prenante n’a pas mis longtemps à être reconnue “La Voix des Comores”.
<http://www.nawali.com/>

Concert de clôture, dimanche 08 juin à 21h00 aux Voûtes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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