PhnomPenh, quartiers rouges.
© Nicolas Lainez

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Comment senbiliser un public peu ou pas connaisseur sur un sujet aussi chargé d'émotion qu'est le trafi sexuel?

Exercice bien difficile hélas. Car les "concepteurs d'histoires", les "fabricants d'images", les diffuseurs, et même les acteurs sociaux (bien souvent relégués au 2ème plan) passent leur vie sinon à mentir, au moins à déformer la réalité (si tant est qu’elle existe), et à fabriquer des représentations « à but déterminé ».

Comment démentir alors ce que si paraît si évident à tout le monde – le processus chimique et optique utilisé par la photographie attesterait de son objectivité, alors qu'elle n'est que pure interprétation et manipulation –, et s’éloigner des représentations médiatico-humanitaires socialement construites, arrangeantes et acceptées de tous?

Exercice difficile auquel je me livré avec une poignée de vieilles photographies. Des images qui ont perdu leur sens initial. Des images qui ne répondent plus à la même démarche que celle du moment de la prise de vue. Des images qui se décolorent, qui deviennent floues, qui étouffent dans les deux dimensions du support. Bref des images qui recherchent désespéramment un nouveau sens, des images qui recherchent l'apaisement.



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